The Lonesome Guild

1 joueur/joueuse
Disponible sur PC, Xbox Series X|S et PS5
Dans l’article précédent, je vous proposais Keeper, un jeu inspiré par la solitude ressentie pendant la période de confinement sanitaire. Voilà qu’un autre jeu sorti récemment aborde aussi cette thématique, mais d’un autre angle. Comme quoi cette période aura marqué jusque dans les créations culturelles et vidéoludiques.

De très jolis décors
Pas d’inquiétude, il ne sera pas question de maladie, de vaccins ou de masques respiratoires, mais d’adorables petits animaux qui font équipe pour débarrasser leur royaume d’un mal mystérieux appelé « Solitude ». Dans The Lonesome Guild, on retrouve tous les codes d’une grande aventure de groupe. Chaque personnage a un objectif à accomplir et c’est en faisant route ensemble qu’ils pourront tous y parvenir.

Ce capybara punk m’a totalement convaincu
Nos six camarades ne sont pas des animaux traditionnels, puisqu’ils regroupent des caractéristiques de plusieurs espèces, à l’image de Davinci, le lapin ailé passionné d’invention et de mécanique. Sa rencontre avec le fantôme Ghost va les pousser tous les deux dans une grande quête pour échapper à la brume rouge qui envahit la forêt. Leur équipe s’agrandira progressivement en nous offrant la possibilité de passer d’un personnage à l’autre pour utiliser leurs compétences selon les situations. Ils partagent tous et toutes un design adorable.

J’aime bien le design de ces personnages et l’univers de ce royaume.
The Lonesome Guild est un jeu de rôle d’action/aventure. Comme le veut ce genre de jeux, on passe de phases d’exploration qui nous font traverser de très jolis décors (château, village, ville côtière, etc.), agrémentées de dialogues avec les habitants du royaume, à des passages de combats. C’est dans ces moments que chaque héros peut proposer des attaques physiques ou magiques, voire fusionner avec Ghost pour décupler leur puissance.

Un soin apporté aux différents environnements que l’on visite
Si le propos de The Lonesome Guild sur le besoin d’appartenance est très parlant, ce qui me plaît dans le jeu, c’est surtout son ambiance et son design, vraiment adorables sans renier un petit côté épique. C’est un jeu que je recommande particulièrement pour des enfants, à partir de 10 ans seuls, car les textes sont parfois un peu longs et demandent probablement quelques explications de la part des parents. D’ailleurs, cette écriture m’a semblé très proche de celle d’un livre pour enfant. Comprenez qu’en tant qu’adulte, si vous y jouez, vous allez devoir faire abstraction d’un côté un peu naïf. Mais cela en fait un récit parfait pour des enfants ! C’est typiquement le genre de jeu que j’adorais parcourir étant enfant moi-même et il me semble que c’est là une belle occasion de partir à l’aventure en famille.

Le coin du feu, le meilleur endroit pour se confier

Comme dans tout jeu de rôle, on gagne des points de progression que l’on peut distribuer dans un arbre de compétences.
Le jeu n’est pas particulièrement difficile, mais il faut quand même avoir compris le système d’esquive et ne pas essayer de simplement taper en continu durant les combats. De même, la gestion des objets et de leurs effets pourrait demander un peu d’aide de quelqu’un de plus âgé. Enfin, dans l’idée de se servir du jeu pour amener un dialogue sur d’autres sujets plus larges, The Lonesome Guild permet aussi de discuter avec ses enfants de ce que ça apporte de faire partie d’un groupe, des ressources sur lesquelles s’appuyer pour ne pas se sentir exclu ou de la manière de s’assurer de la solidité d’une relation. Le studio espagnol Tiny Bull a très bien su s’inspirer d’un événement mondial pour en proposer une lecture fantastique et je salue ici la qualité de leur travail.

Durant les combats, on peut passer d’un personnage à l’autre selon les coups que l’on veut porter.

Grand plus pour le jeu des plus jeunes, au moment de quitter on nous indique quand a été faite la dernière sauvegarde automatique
Pour découvrir le replay de notre émission Checkpoint, consacrée à The Lonesome Guild.

Niels Weber
Il travaille en Suisse sur les thématiques d'usages excessif des écrans, notamment avec des familles. Il utilise le jeu vidéo comme outil thérapeutique et garde un œil attentif sur l'actualité du média (nouveautés, tendances, impacts, etc.). En parallèle à ses activités professionnels, il dirige bénévolement un site de critiques de jeux (www.semperludo.com), ainsi qu'une association de joueurs à l'échelle nationale (www.gamingfederation.ch), à travers laquelle ils visent une pratique du jeu vidéo responsable.